Les trésors de Marie-Paule

Publié le par Oxymore

Marie-Paule pense toujours à moi. En faisant du rangement dans les propriétés familiales, elle ne jette rien de ce qui peut agrémenter mon blog. Et voilà de nouvelles photos sur le Cercle de Feyzin. Et comment pourrait-on jeter des photos-témoignage, documents uniques et irremplaçables?

Martine Franck (1938-2012) était photographe belge et épouse de Henri Cartier-Bresson

Martine Franck (1938-2012) était photographe belge et épouse de Henri Cartier-Bresson

Et puis Marie-Paule cherche à savoir. Et de demander à sa maman si elle retrouve les circonstances de ces photos, et des noms. L'enquête est fructueuse!

Les trésors de Marie-Paule

Cette photo a été prise contre le mur qui sépare la cour du Cercle de la cour des Guilloux (allée des Marronniers), côté Guilloux. Avant, il y avait une porte au fond de la cour du Cercle, c'est celle qu'on voit à gauche sur la photo. On voit aussi le toit des anciens WC derrière.

Il s'agit d'un groupe de jeunes Feyzinoises (dont la maman de Marie-Paule), encadrées par deux vieilles dames pour préparer un grand repas pour un anniversaire "carillonné" du Cercle. Dans la grande salle du Cercle, étaient dressées des tables sur tréteaux avec nappes blanches, et un vrai repas était cuisiné et servi par ces demoiselles. Comme il n'y avait pas de cuisine au Cercle, c'est la grand-mère Guilloux qui avait prêté sa cuisine, et il n'y avait que la petite cour à traverser pour apporter les plats.

Quel anniversaire? La maman de Marie-Paule ne sait plus. Elle pense qu'elle avait une vingtaine d'années, ce qui daterait la photo de 1949 ou 1950. Quel âge avait le Cercle à cette époque?

Les commentaires sont de Marie-Paule. Réponse pour l'âge du Cercle : une trentaine d'années. En effet, le Cercle est né il y a cent ans, voir à ce propos dans ce blog l'article du 1er janvier 2009, dont je donne ici un extrait :

Le Cercle fut fondé en 1921 à Feyzin. Conçu à l’initiative d’un prêtre, l’abbé Anselme, curé à Feyzin, et d’un groupe de jeune Feyzinois , le bâtiment fut construit au bout de l’allée des Marronniers, « avec l’argent, les dons en nature et la sueur des pionniers », écrit Georges Saunier dans Feyzin au passé simple 2 (1986) ; il ajoute que la salle « a été longtemps le berceau , le lieu, le témoin de toute la vie paroissiale locale »

Les noms pour cette photo : de gauche à droite,

Jeanine Jarnet, Anne-Marie Pichot, Andrée Rivière, Noëlle Sublet, Denise Monnery, Madame Orard, Jeanine Chavant, Claude Bailly, Marguerite Violet et Jeannine Violet.

 

 

 

 

Les trésors de Marie-Paule

Cette seconde photo semble accompagner la précédente. Elle est de moins bonne qualité, elle ressemble à la copie d'une photo parue dans le journal. "Là, la date est plus précise, me dit Marie-Paule, car dans le jambes de mon grand-père, il y a mon cousin Jean-Claude qui lui, est de 1947. Et là, il a clairement deux ans. Ce qui me fait dire que tout ce beau monde (que des mecs!) a dû poser pour une photo importante d'une journée carillonnée, pendant que les filles font les boniches (sur l'autre photo) pour les servir."

Les trésors de Marie-Paule
Les trésors de Marie-Paule

Pour cette troisième photo, il doit s'agir d'une balade avec le père Piraut, qui officiait dans les années 1950.

Au verso, nous avons les noms et la date :

Les trésors de Marie-Paule

Grand merci à Marie-Paule Boria pour ces aimables souvenirs.

Pour terminer aujourd'hui, je vous redonne cette vieille attestation de sortie (document que m'avait envoyé C.L.) :

Les trésors de Marie-Paule

En fait, je n'avais pas mis le commentaire de C. :

"Une attestation de déplacement en 1720 contre l'épidémie de la peste ! C'est drôle quand même que l'histoire se rappelle à nous. Mais à l'époque l'amende n'était pas de 135€, mais la peine de mort..."

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