(Petit) éloge de la photographie

Publié le par Oxymore

(Petit) éloge de la photographie

Dans ce blog que vous êtes en train de lire, j’ai essayé de beaucoup utiliser de photos pour illustrer mes propos, du moins autant que je pouvais disposer de documents originaux. J’aime beaucoup la photographie, merveilleuse invention, de Nicéphore Niépce, faut-il le rappeler. Et puis c’est grâce à la photographie que le cinéma a pu voir le jour, ce fameux cinématographe des Frères Lumière (originaires de Lyon, faut-il aussi le rappeler).

Nicéphore Niépce prend la toute première photo de l'Histoire en 1826, depuis sa fenêtre

Nicéphore Niépce prend la toute première photo de l'Histoire en 1826, depuis sa fenêtre

Avant la photo, on peignait les grands personnages de l’histoire de l’humanité. Puis on les a photographiés, et le monde découvrait leur fidèle image.

Albert Einstein en 1951, par Arthur Sase (photo originale vendue 125 000 dollars!)

Albert Einstein en 1951, par Arthur Sase (photo originale vendue 125 000 dollars!)

Ainsi l’histoire de la photo est émaillée de très nombreux portraits d’hommes politiques, d’écrivains, d’artistes peintres, acteurs ou chanteurs, de scientifiques, de sportifs, etc. Mais aussi de tant d’anonymes que tant de photographes ont immortalisés sur le papier photo (et aussi, de nos jours, en numérique).

Robert Doisneau, le baiser de l'Hôtel de Ville, 1950

Robert Doisneau, le baiser de l'Hôtel de Ville, 1950

Sans la photo, que serait notre univers ? Et à propos d’univers, les hommes parviennent maintenant à photographier les confins de notre galaxie.

Nébuleuse Hélix (NASA)

Nébuleuse Hélix (NASA)

Oui, belle invention… La photo est un art qui nous permet de voyager dans l’espace et dans le temps. Sans les photographes, nous ne pourrions VOIR le monde tel qu’il est, en tout cas celui qui nous est temporairement ou définitivement inaccessible. La photo fixe à jamais les contours d’une ville qui s’est transformée au cours du temps. Le meilleur exemple que j’ai donné ici pour Feyzin, la ville qui nous concerne, est la disparition définitive du paysage occupé aujourd’hui par la raffinerie : végétation somptueuse, lônes, gravière… Les jeunes générations feyzinoises ne peuvent imaginer que ces lieux où se trouve l’actuelle raffinerie puissent avoir été si beaux et pleins de charme. Le romantisme sous-jacent de ceux qui les ont décrits ou racontés (comme Georges Saunier ou Robert Sublet) a marqué nos mémoires.

Le bac à traille sur le Rhône, à Feyzin (photo Combier)

Le bac à traille sur le Rhône, à Feyzin (photo Combier)

Mais heureusement il y a la photo ! Robert Sublet, qui arpentait ces lieux disparus, n’était pas seulement chasseur, il était aussi photographe, et il fut bien avisé de prendre là tant de clichés. Malheureusement, nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus, nous n’avons que quelques photos publiées dans un bulletin municipal dans les années 1970.

Les lônes et l'Allée des Platanes à Feyzin, photos de Robert Sublet
Les lônes et l'Allée des Platanes à Feyzin, photos de Robert Sublet

Les lônes et l'Allée des Platanes à Feyzin, photos de Robert Sublet

La photo, en quelque sorte, écrit l’histoire. Voyez les actuels Etats-Unis,  ce grand pays moderne et puissant. Mais aujourd’hui, on oublie que ceux qui ont peuplé ces terres étaient un peuple né là, qui a vécu là et qui est mort là, on l’a même un peu aidé à disparaître. Les belles photos de Edward S. Curtis (1968-1952) témoignent heureusement de ce qui a été, dans la seconde moitié du XIXe siècle (« The Vanishing Race », la race qui a disparu, est l’un de ses recueils de photos d’Indiens). « Quand le dernier homme rouge aura péri, et que le souvenir de ma tribu sera devenu un mythe parmi les hommes blancs, ces rivages s’animeront des morts invisibles de ma tribu » (Chef Seattle, indien dwamish, 1855, Paroles indiennes, Albin Michel, 1993).

Deux photos de Edward S. Curtis
Deux photos de Edward S. Curtis

Deux photos de Edward S. Curtis

Et puis, à une bien plus petite échelle, voyez comme nous aimons revoir nos photos de famille et nos souvenirs de moments en général heureux. Ah oui, tu te rappelles ? Et celle-là ? Et puis on retourne la photo, mince, on n’a pas mis la date… Et là, tu as vu ces pantalons pat’ d’eph ?...

 

 

(Petit) éloge de la photographie

La photographie nous offre de grands moments, de beaux (ou de mauvais) souvenirs, et elle nous amène parfois à la réflexion sur nous-mêmes, et sur le monde.

Usons et abusons de la photographie.

(auteur anonyme)

(auteur anonyme)

La photographie est une histoire d'amour avec la vie

La photographie est une histoire d'amour avec la vie

A La Réunion, l'écrivain Jean-Claude Alex expose ses ouvrages sur les marchés forains et brocantes ; il affiche ceci :

Jean-Claude Alex est auteur d'ouvrages sur La Réunion "lontan" (= d'autrefois)Jean-Claude Alex est auteur d'ouvrages sur La Réunion "lontan" (= d'autrefois)

Jean-Claude Alex est auteur d'ouvrages sur La Réunion "lontan" (= d'autrefois)

Et puis, pas éloigné de notre propos, voici une récente découverte de C.L., infatigable chineur sur les objets du passé de Feyzin,  le recto et verso d'une photo sur une carte postale (comme il s'en faisait à l'époque), datée de 1915 (Fort de Feyzin)

(Petit) éloge de la photographie
(Petit) éloge de la photographie

Une autre découverte de C., cette lettre d'un officier au maire de Feyzin, en 1910, à propos du suicide d'un soldat sur les bords du Rhône :

(Petit) éloge de la photographie
(Petit) éloge de la photographie

Enfin, si vous avez besoin d'une attestation pour vous déplacer...

En 1805, sur l'Empire français

En 1805, sur l'Empire français

Documents utilisés : envois de C.L., bulletin municipal de Feyzin et web

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