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Le Cercle de Feyzin, quelques photos

Publié le par Oxymore

Ma soeur La D'nise, qui, à son époque, fut presque "affidée" au Cercle de Feyzin, m'avait envoyé quelques photos, témoignages nostalgiques de quelques-unes des nombreuses activités de cette association. J'ai eu un peu de mal pour les "rénover" (car formats très petits) mais les voici ci-dessous :

Cette photo doit dater de 1945

Cette photo doit dater de 1945

Commentaire de ma soeur : "Dans la cour du Cercle, moi au centre, du haut de mes trois ans ; à partir de la gauche, Yvonne Feschet, les jumelles de la grand-mère Chapat, France Reynaud (future Mme Varambier), et ?..."

Sans doute de la même époque, deux petits chats (ma soeur et...?)

Sans doute de la même époque, deux petits chats (ma soeur et...?)

Danses folkloriques (french cancan, danses provinciales ; mais la seconde photo, ce n'est pas au Cercle mais à Communay)
Danses folkloriques (french cancan, danses provinciales ; mais la seconde photo, ce n'est pas au Cercle mais à Communay)

Danses folkloriques (french cancan, danses provinciales ; mais la seconde photo, ce n'est pas au Cercle mais à Communay)

Bals costumés (photos déjà parues dans ce blog)
Bals costumés (photos déjà parues dans ce blog)

Bals costumés (photos déjà parues dans ce blog)

Spectacles...

Spectacles...

Ci-dessous, c'est Maurice Faure, à la guitare (*)

(*) Maurice est décédé le mois passé d'un infarctus

Le Cercle de Feyzin, quelques photos
Musique : l'illustre orchestre inconnu (je veux dire de nos jours) "Les Quatre-Quarts"

Musique : l'illustre orchestre inconnu (je veux dire de nos jours) "Les Quatre-Quarts"

Le Cercle de Feyzin, quelques photos

Les 20 ans de ma frangine Nicole. C'était le temps des sauteries, des boums (on disait même au début "surboums")

Merci à ma soeur pour ces photos. Tous droits réservés

Sur les activités du Cercle de Feyzin, voir dans ce blog articles des 1, 4 et 20 janvier 2009, du 9 mars 2009 et du 3 mars 2021

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Feyzin aérien

Publié le par Oxymore

Voler, planer dans le ciel... Les hommes ont toujours été fascinés par ce qu'on pouvait voir du ciel, comme les oiseaux avaient la faculté de le faire. Voir le monde en prenant de la hauteur, voilà qui fut possible grâce à l'invention de l'aéronef, l'avion de nos jours. Puis avec la conquête spatiale, nous voilà à l'ère des nombreux satellites qui gravitent autour de notre planète, pour nous informer (météo, photo ou vidéo, géopolitique, etc.).

Très vite, au 20e siècle, la photographie aérienne prit un essor considérable. On photographiait le monde "vu du ciel", et ces photos étaient publiées sous forme de nombreuses cartes postales.

On a pu voir dans ce blog la reproduction de quelques cartes aériennes de Feyzin. Aujourd'hui, je vous invite à un petit voyage pour (re)découvrir Feyzin vu d'en haut. Notre compilation se présentera grosso modo du plus récent au plus ancien.

L'image satellite de Feyzin (Esri) On voit au centre de la photo l'imposant Fort de la ville

L'image satellite de Feyzin (Esri) On voit au centre de la photo l'imposant Fort de la ville

D'autres images plus anciennes, collectées par C.L. :

Encore le Fort qui domine, les espaces agricoles, le Rhône
Encore le Fort qui domine, les espaces agricoles, le Rhône
Encore le Fort qui domine, les espaces agricoles, le Rhône

Encore le Fort qui domine, les espaces agricoles, le Rhône

Et puis notre voyage en avion commence (les cartes postales ci-dessous datent des années 1960-1980)

Le nord de Feyzin et au fond la ZUP des Minguettes

Le nord de Feyzin et au fond la ZUP des Minguettes

Le sud feyzinois

Le sud feyzinois

Pas encore de raffinerie...

Pas encore de raffinerie...

Feyzin le haut, en noir et blanc

Feyzin le haut, en noir et blanc

Encore le haut, avec l'église

Encore le haut, avec l'église

Un autre point de vue

Un autre point de vue

Nouveaux logements

Nouveaux logements

Les Figuières

Les Figuières

Les Maures

Les Maures

Les Maures encore. Ah, voilà la raffinerie, avec 4 cheminées

Les Maures encore. Ah, voilà la raffinerie, avec 4 cheminées

Encore les Figuières. La raffinerie a 8 cheminées à présent

Encore les Figuières. La raffinerie a 8 cheminées à présent

Vignettes et Figuières

Vignettes et Figuières

Restons dans le haut : la RN 7

Restons dans le haut : la RN 7

La Bégude

La Bégude

Le château de la Bégude

Le château de la Bégude

Le quartier de l'église

Le quartier de l'église

Un autre point de vue

Un autre point de vue

Descendons vers le bas

Descendons vers le bas

La rue Jean Bouin

La rue Jean Bouin

Le long de la voie ferrée

Le long de la voie ferrée

La rue Hector Berlioz

La rue Hector Berlioz

Les Verchères

Les Verchères

Les Razes

Les Razes

La rue Georges Ladoire

La rue Georges Ladoire

La piscine, le stade Jean Bouin

La piscine, le stade Jean Bouin

Vue sur la raffinerie, avec une 9e cheminée (et la torchère qui pollue...)

Vue sur la raffinerie, avec une 9e cheminée (et la torchère qui pollue...)

Ce par quoi Feyzin est connu...
Ce par quoi Feyzin est connu...
Ce par quoi Feyzin est connu...

Ce par quoi Feyzin est connu...

Eloignons-nous un moment...

Eloignons-nous un moment...

Avec les cartes postale aériennes, les expéditeurs indiquaient parfois par une croix sur la photo un lieu précis, par exemple là où se trouvait leur habitation.

La majorité de ces cartes postales sont des cartes CIM (Combier Imprimeur Mâcon). L'entreprise de Jean Combier avait pratiquement le monopole de la prise de vue aérienne pendant les "Trentes Glorieuses" (1945-1975). Il possédait ses avions pour photographier tout le pays.

Portrait de Jean Combier, in "Un siècle de cartes postales"

Portrait de Jean Combier, in "Un siècle de cartes postales"

L'ouvrage cité ci-dessus a fait l'objet d'un article dans ce blog (voir 12 janvier 2009). Marc Combier, auteur, raconte entre autres comment l'entreprise de son père s'y prenait pour les vues aériennes.

Le pilote Gilles Balligand, le photographe Michel Glatz, qui prit plus de 500 000 clichés aériens! (photo tirée du livre)

Le pilote Gilles Balligand, le photographe Michel Glatz, qui prit plus de 500 000 clichés aériens! (photo tirée du livre)

Il est à noter que la famille de Jean Combier fit don en 1974 de 1 500 000 clichés de l'entreprise CIM (dont les plus anciens datent de 1908) au Musée Nicéphore Niépce à Châlons-sur-Saône.

L'ouvrage de Marc Combier est une référence pour les cartes postales contemporaines en France (2005, Editions Alternatives)

Feyzin aérien

J'ai écrit au début que nous finirions par du plus ancien. Donc suite et fin de notre compilation...

La Bégude - Les Razes
La Bégude - Les Razes

La Bégude - Les Razes

Les usines Lumière

Les usines Lumière

Feyzin aérien
Feyzin aérien

Ces deux belles dernières cartes postales sont exceptionnelles, car elles nous montrent, bien sûr vu de haut, le Feyzin d'autrefois, celui que nous ne cessons d'évoquer dans ce blog, celui que racontent aussi d'anciens Feyzinois (comme Pierre Bailly ou d'autres), et mes précieux contributeurs comme Dominique Bailly, C.L. et Marie-Paule Boria (et tous ceux qui m'ont aidé à rédiger les articles).

Si vous regardez bien ces deux vues, vous finirez par voir la gravière et les bords du Rhône... C'est quand même autre chose que les cheminées et les cuves de la raffinerie...

De nos jours, la carte postale aérienne n'existe presque plus. D'ailleurs nous avons non plus des avions, mais des drones pour filmer ou photographier nos contrées. Et puis aujourd'hui on n'écrit plus que des textos, recevoir une carte postale dans la boîte aux lettres est devenu fort rare... En cherchant sur internet, on n'a pas grand chose si on recherche des vues aériennes de nos villages (1)

Les cartes postales qui illustrent cet article proviennent de mes contributeurs au blog ou de ma collection personnelle, certaines de Delcampe (https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales)

(1) Ce faisant, j'ai noté que certaines des illustrations de ce blog, notamment les cartes postales, apparaissent sur les moteurs de recherche, avec pas toujours la mention de leur origine...

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A l'école!

Publié le par Oxymore

Nous avons été les uns les autres à l'école de la République (ou à l'école privée) et, comme le veut la tradition, nous avons toutes et tous participé à la photo de classe, chaque année scolaire. Nos parents ont acheté la photo, et comme lorsqu'on regarde parfois d'anciennes photos de famille, nous tombons sur ces souvenirs d'enfance avec parfois beaucoup de bonheur. On retrouve celles et ceux qu'on a côtoyés sur les bancs d'école, les copines et les copains avec qui on a partagé des moments plaisants ou non, les jeux à la récréation, parfois les trajets, on revoit son maître ou sa maîtresse quand ceux-ci voulaient prendre la pose avec nous...

J'ai conservé plusieurs de ces photos, mais elles sont encore dans un carton de déménagement... Mais j'en ai retrouvé dans mes archives numériques, et je voudrais vous les faire partager ici (du moins celles de Feyzin).

A l'école du Plateau (1955)

A l'école du Plateau (1955)

Devant les nouveaux bâtiments de l'école du Plateau (1958)

Devant les nouveaux bâtiments de l'école du Plateau (1958)

Le cours moyen (1960)

Le cours moyen (1960)

Et celle-ci aussi (mais je n'y suis pas, puisque je suis sur la photo du dessus), peut être le CP, en 1960

Et celle-ci aussi (mais je n'y suis pas, puisque je suis sur la photo du dessus), peut être le CP, en 1960

Bien sûr, il ne s'agissait que de l'école des garçons, car ce n'était pas encore mixte... Nos instituteurs s'appelaient M. et Mme Barbier, M. Mussano, et M. Fontaine, que nous avions au CP et qui nous terrorisait avec ses coups de règle sur les doigts... Mais je n'oublie pas l'encre violette dans les encriers fichés sur les pupitres, et bien sûr le gros poêle rougeoyant l'hiver au fond de la classe.

Au Plateau, l'école des filles fut longtemps dirigée par Madame Marion (dont le bâtiment devint la Maison du Patrimoine). Et puis il n'y avait alors à Feyzin qu'un groupe scolaire au Plateau (garçons-filles) et l'école privée, qui se trouvait un peu plus loin, rue de la Garenne. Par la suite fut créé le Groupe scolaire de la Tour, puis celui des Razes (G.S. Georges Brassens, avec nouvelle localisation au début des années 2000), puis le G.S. des Géraniums, et enfin le G.S. des Grandes Terres, à Champlantier.

L'école de la Tour ouvrit en 1959. Mais l'idée date de 1928 et il y eut tant de "tergiversations" dans les conseils municipaux pour la création de l'école qu'il fallut plus de 30 ans avant qu'elle existe ! (source : Bernadette Ramillier, dans "Chroniques de Feyzin", tome 1)

Sur la photo qui suit, on nous voit avec les filles, en 1956, peut-être les avait-on appelées pour la photo (nous sommes bien dans les locaux de l'école des garçons)

A l'école!

Alors, Messieurs ou Mesdames, vous avez retrouvé votre trombine sur ces photos? Ca ne fait jamais que moins de 70 ans...

Peut-être avez-vous conservé vos photos de classe, et si ça vous amuse, vous pouvez m'envoyer des scans (avec commentaire) pour je les publie dans ce blog (via formulaire de contact ou oxymore974@orange.fr)

Je vous livre encore trois photos de classe beaucoup plus anciennes. La première n'est pas datée, il semblerait que ce soit au Plateau, peut-être l'ancienne mairie.

Collection C.L.

Collection C.L.

Pour la deuxième, en zoomant sur le cliché, j'ai cru discerner la date sur l'ardoise que porte le petit garçon en bas au centre de la photo : 1915. Cette fois, je suis presque sûr que la localisation est l'ancienne mairie du Plateau, devant l'entrée, où l'on faisait classe jusque dans les années 1950. Remarquez les affiches sur les murs...

(je n'ai pas souvenir de la provenance de cette photo...)

(je n'ai pas souvenir de la provenance de cette photo...)

Encore devant l'ancienne mairie (mais je n'ai pas pu lire la date sur l'écriteau)

Encore devant l'ancienne mairie (mais je n'ai pas pu lire la date sur l'écriteau)

 

Petit message : Chers lecteurs, chères lectrices, voilà que j'ai presque fini l'opération de révision de mon blog. Relecture, correction de fautes (même d'orthographe!), recadrage des photos et retouches de luminosité, nouvelle typographie, ajout de documents et de notes, insertion des vidéos, etc. Je n'ai pas voulu changer l'apparence de mon "thème" de blog, pour ne pas vous dérouter. Il me reste encore quelques modifications à effectuer et des vidéos à retrouver. J'espère que vous pourrez bénéficier d'une lecture plus agréable, et si vous avez l'occasion de lire ou relire certains articles, vous pouvez me faire part de vos impressions, critiques et suggestions!

Autre nouveauté : le blog est maintenant en https, c'est-à-dire qu'il est en mode sécurisé lorsque vous l'ouvrez pour le consulter.

A l'école!
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Réclames lyonnaises, suite - Teppaz

Publié le par Oxymore

Suite de nos "réclames" lyonnaises, avec toujours l'excellent blog à trouver sur internet, "Le temps des réclames"

Le vélo électrique en 19...?

Le vélo électrique en 19...?

Réclames lyonnaises, suite - Teppaz

Le bas Revel par Leonetto Cappiello, 1929

Fondée à Lyon en 1851 autour de l'un des produits phares de l'industrie locale, la soie, la Maison Revel commande une première affiche à Leonetto Cappiello en 1922. L'artiste réalise alors pour les “parapluies Revel” - la toile des parapluies étant à l'époque réalisée à partir de soie et de coton - une composition appelée à devenir célèbre : sur un aplat jaune se détachent trois ombrelles noires de parapluies semblant emporter dans les airs leurs propriétaires dont les visages demeurent cachés. Avec une remarquable économie de moyens, Cappiello parvient à suggérer le mauvais temps par les quelques traits de pluies, les imperméables agités des trois hommes et bien évidemment leurs parapluies occupant le centre de l'affiche. Fort du succès de cette affiche, Revel s'adresse à nouveau à Cappiello en 1929 pour vanter des bas de soie. Il reprend la formule de trois personnages centraux, cette fois-ci féminins : trois femmes mettent en avant, au sens littéral du terme, les bas de soie de la marque lyonnaise, le tout avec une efficacité épurée.

 

Réclames lyonnaises, suite - Teppaz
Le beau cinéma Royal, qui se trouvait place Bellecour, ferma ses portes en juin 1985

Le beau cinéma Royal, qui se trouvait place Bellecour, ferma ses portes en juin 1985

On ne peut plus en dire autant du Feyzin d'aujourd'hui...

On ne peut plus en dire autant du Feyzin d'aujourd'hui...

Réclames lyonnaises, suite - Teppaz
(affiche de 1891) Le Grand Bazar à Lyon, enfants ma mémée des Razes nous y emmenait ... et nous la voyions chaparder...

(affiche de 1891) Le Grand Bazar à Lyon, enfants ma mémée des Razes nous y emmenait ... et nous la voyions chaparder...

1957

1957

Teppaz... Saviez-vous que l'électrophone Teppaz est né à Lyon? Très exactement pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1941, sous l'impulsion de son inventeur (lyonnais) Marcel Teppaz. Son activité se trouvait sur le boulevard de la Croix Rousse. Teppaz a été consacrée "meilleure entreprise exportatrice française" en 1962.

1961

1961

Mais avec les nouvelles technologies du son, Teppaz dut fermer ses portes en 1971.

Tout cela vous est présenté dans un excellent article de Florent Deligia que vous pouvez lire ici:

   https://www.lyoncapitale.fr/actualite/teppaz-la-platine-vinyle-inventee-a-lyon-que-le-monde-s-arrachait

1958

1958

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L'ancienne église de Feyzin

Publié le par Oxymore

Deux photos envoyées par C.L., qui est passé chez Paul Navergoni.

L'ancienne église de Feyzin
crédit photos C.L.

crédit photos C.L.

Voici ce qu'écrit C. à propos de ces photos :

"Lundi matin chez Paul nous avons trié une énorme quantité de papiers, factures, courrier, etc. etc. de notre bonne ville de Feyzin.

En fin de matinée, en sortant, nous faisons le tour de sa vieille ferme et je repère cette colonne qui soutient l'avancé de sa grange : assez originale, faite en bloc de meulière ?

Je demande si elle est a l'origine de la construction de la ferme.

Non, mieux encore, ses ancêtres ont récupéré ces blocs lors de la démolition de l’église de Feyzin le bas.

C'est un trésor et une sacrée découverte pour moi, de plus ils ont récupéré le bénitier de l'église qui (pour la légende) a longtemps servi d'auge à cochons.

Le bénitier ira peut être un jour dans le futur musée du Fort, souhaitons le."

Oui, une belle découverte ! Comme C. avait envoyé ces documents à Dominique (Bailly), celui-ci répond en commentaire :

"Effectivement, ces blocs proviennent bien de l'ancienne église. D'après ce que j'ai entendu dire, ils proviendraient des piliers qui soutenaient un auvent qui se trouvait au-devant de la porte d'entrée de l'église. On m'a aussi dit que la première statuette de vierge qui était dans la petite niche sur la façade de la maison provenait elle aussi de l'ancienne église. Mon grand-père disait qu'il en restait un chicot de mur au pied de la colline au niveau du virage au départ de la montée des gorges. Est-ce vraiment un vestige de l'église ou un reste de muret de clôture du pourpris ou de soutènement de la colline ? On le voyait encore dans les années 70 mais je ne pourrais pas te dire s'il existe encore."

Dominique, a qui j'avais écrit, me confirme que "selon la tradition orale, des éléments provenant de l'ancienne église qui se trouvait au bas de la Montée des Gorges ont été réutilisés dans la ferme Rivière".

Et en effet, j'ai toujours entendu dire dans ma famille (ma mère, ma grand-mère) que avant l'église actuelle qui se trouve sur le Plateau, la première église de Feyzin se trouvait près de l'actuelle voie de chemin de fer, effectivement juste avant le virage de la Montée des Gorges. Et puis Georges Saunier l'a confirmé dans ses écrits (voir dans ce blog les articles consacrés aux recherches de Georges Saunier). La décision de construire une nouvelle église avait été motivée par le fait que la première église tombait en ruines.

L'ancienne église de Feyzin

Et lors de mes pérégrinations d'ado, j'allais dans ce qui est maintenant une grotte ou cavité sur le flanc de la colline (photo ci-dessus), visiter ce lieu, à la recherche d'un hypothétique reste d'autel ! Mais il n'y avait que du sable au sol et du minéral...

Dominique, toujours féru d'histoire locale, m'indique que "l'ancienne église est représentée mais de façon schématique sur la planche 118 dite de Belley de la Carte de Cassini levée en 1758".

Détail de la planche 118 de la carte de Cassini (capture d'écran)

Détail de la planche 118 de la carte de Cassini (capture d'écran)

Remerciements à C.L. et Dominique Bailly

Et puis j'avais déjà publié dans ce blog (au tout début) l'image suivante :

L'ancienne église de Feyzin

Il s'agit d'une photo d'un projet datant de 1848 pour la nouvelle église de Feyzin. Ce projet ne fut pas retenu, le clocher fut conçu en pointe, et après la reconstruction suite à un incendie, le clocher actuel est bien plus imposant (et plus beau).

Je ne sais comment j'ai eu cette photo, il y a fort longtemps ; on connaît l'auteur de la photo (M. Basson) mais pas le concepteur de ce projet d'église. Dommage...

Précisions historiques :

A la suite de la parution de cet article, Dominique Bailly m'a envoyé le texte ci-dessous, qu'il avait retrouvé, avec des annotations qu'il a portées en rouge :

    Selon M. Claudius Brouchoud  (docteur en droit ; avocat à la Cour d'appel de Lyon), la voie romaine de Lyon à Vienne (lointain ancêtre de notre nationale 7) passait  au bas de la côte près de l’église, avant  de rejoindre à partir de Feyzin (probablement au niveau des Razes), les hauteurs jusqu’à Vienne. Au moyen âge, la route aurait  été portée à mi-coteau ; avant de rejoindre le plateau et donc le tracé actuel de l’ex RN7, à la fin du XVII ème siècle.

    Extrait de son exposé du mardi 2 septembre 1879, sur les voies de communication entre Vienne et Lyon dans l'antiquité, à l’occasion du congrès tenu par la Société française d’Archéologie pour la conservation et la description des monuments :

     « C'est une chose digne de remarque que, sur la rive gauche du Rhône, les mêmes changements de tracé se sont produits, aux mêmes époques et toujours dans le sens de l'éloignement du fleuve. Ainsi, la route la plus ancienne, du moins dans sa partie entre Lyon et Feyzin, — car de cette commune jusqu'à Vienne, la voie romaine était placée sur la hauteur comme un poste d'observation ou une route stratégique, — était au bas de la côte. Son tracé était indiqué, il y quelques années encore, par les ruines de l'ancienne église, que le chemin de fer PLM (1) a renversées.

     La vie de Saint Didier, par Adon, nous apprend d'ailleurs qu'au VIIe siècle, à l'époque où furent transférés de Saint-Didier-sur-Chalaronne les restes de l'évêque martyr, le clergé lyonnais les accompagna jusqu'à Feyzin en bateau , que le corps fut déposé dans l'église du lieu, et que le clergé de Vienne vint les y chercher processionnellement pour les porter dans l'église de Saint-Pierre-et-Saint-Paul, où reposaient déjà quelques-uns de ses prédécesseurs sur le premier siège des Gaules; au moyen âge, au contraire, la route fut portée à mi-coteau, et les restes encore visibles de la tour que l'archevêque Barnoin fit construire sur le bord de cette nouvelle route permettent, d'en déterminer avec exactitude l'emplacement.

     Puis, à la fin du XVIIe siècle, la route fut portée sur le plateau même pour déboucher ensuite dans la plaine de Vénissieux par la descente de Saint-Fons. »

 

A noter deux mentions de l’ancienne église :

 Au VIIe siècle, lors de la translation  de Saint Didier (615) et vers le milieu du XIXe  avec la destruction de ses ruines, lors des travaux de création la ligne de chemin de fer.

Mais aussi celle de  la Tour  érigée par Barnoin, archevêque de Vienne. Ce prélat siégea vers  la fin du IXe siècle (886-899). Cet édifice est très probablement à l’origine du nom du « prieuré de la tour de Feyzin ». D’ailleurs,  Marcel Athanaze (2) évoquait la présence de vestiges d’une tour dans le secteur où a été aménagé le stade Pascal Dupuy.

 

(1) Paris-Lyon-Marseille

(2) Feyzinois qui compte aujourd’hui parmi les anciens (notes du webmaster)

 

L'ancienne église de Feyzin

Chers lecteurs, je suis actuellement en plein travail de restructuration de mon blog : recadrages de photos, ajouts, modifications d'articles, nouvelles références, etc. Cela prend du temps, car il me faut rechercher les documents pour par exemple refaire les scans. Et comme je n'ai jamais fait de classement rigoureux de mes archives numériques, tout cela est assez fastidieux ! Il faut aussi republier les vidéos qui avaient disparu, et je dois d'abord les insérer dans mon compte Youtube. A l'occasion de ce travail, je redécouvre nombre de documents que j'avais stockés, sans les utiliser ; voilà donc de quoi faire !

Mais bien que cela me demande du temps, et si l'envie vous prend, vous pouvez d'ores et déjà lire ou relire les articles "toilettés"...

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Langage

Publié le par Oxymore

Langage

Je suis tombé par hasard sur ce livre ("Comment parler le belge", Philippe Genion, Points, 2015). Un ouvrage instructif et divertissant, l'auteur a ajouté beaucoup de pointes d'humour.

Mais que vient faire la langue belge dans ce blog?

A la lecture de ce livre, j'ai été surpris de rencontrer des mots et des expressions que je connaissais. Non que je connaisse la Belgique et le belge, mais j'ai découvert bon nombre d'éléments qu'on retrouve dans le parler lyonnais. Ce sont, je le rappelle, ma mère et ma grand-mère qui parlaient le lyonnais dans ma famille. Et curieusement, dans ce livre, j'ai trouvé un certain nombre de similitudes. Est-ce à dire que les dialectes dérivés du français ont tellement de points communs? C'est assez curieux à mon sens. Je n'ai pas encore approfondi la question. Mais toujours très captivé par le langage, j'ai voulu, à partir de ce livre, lister ici et faire partager les termes que l'on retrouve dans le parler lyonnais.

S'abaisser :     Comme en français, on s'abaisse à faire quelque chose d'indigne de son rang. Mais signifie aussi "se pencher"

Avoir beau (quelque chose) :     Exemples : "J'ai beau lui dire de mettre sa cagoule, il ne veut pas." Ou encore : "J'ai beau goûter de la cervelle, je n'aime toujours pas"

Bette(s) :     Toujours au pluriel. Légume dont on fait la djotte, connu en France sous les noms de blette et poirée (amusant, vu qu'une poire trop mûre sera dite blette). Plante herbacée dont on consomme les feuilles un peu comme les épinards, bien qu'elle soit en fait une cousine de la betterave.

Bien gentil :    Version courte signifiant "(Vous êtes) bien aimable". On peut dire "Il est bien gentil", comme en français, mais se dit aussi seul, accolé à un merci, "Merci, bien gentil", ou juste "Bien gentil"

Bisteck :     Raccourci usuel de l'anglais beefsteack, peu utilsé de nos jours, mais commun jusque dans les années septante. Son utilisation était due au fait que la plus grande partie de la population belge n'avait pas appris l'anglais à l'école, et ne connaissait donc pas, en l'occurrence, l'orteaugraeffe exacte de beef, ni de steack. Cette contraction a également eu lieu dans d'autres langues, le mot bisteco ou bisteca étant fort répandu dans les péninsules Ibérique et Ritalienne.

Cervelas :    Agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin ou tube.

Contre :    "Laisse la porte contre" : "Ferme la porte, mais pas complètement" (on la ferme, mais sans plier la poignée (...), afin que la porte repose contre le chambranle, mais sans être entièrement close).

Déjeuner : Repas du matin, au lever. Littéralement "cesser de jeûner" (comme en anglais : break the fast). Rompre le jeûne imposé par la nuit et le sommeil. Premier repas après le sommeil. Le repas de midi est le dîner, et le repas du soir le souper (...).

Disez :     "Vous disez ?" : "Vous dites ?" Faute qu'on fait exprès pour faire pédant : au lieu de dire "pardon", ou "kestadi" ou "hein", on pince les lèvres et on dit "vous disez ?".

Encore heureux :    Ouf.

En définitive :    A la fin, finalement, pour finir.

Faire la file :    Faire la queue

Fréquenter :    Sortir avec quelqu'un, courtiser.

Goutte :     Petit verre d'alcool. "Boire une goutte" signifie prendre un verre, en parlant d'un alcool ou d'une liqueur.

Malin :     Idiot, imbécile, crétin. "Mais non ça ne se mange pas, malin !!"

Mitraille :     Petite monnaie, petites pièces.

Ni une ni deux (faire) :     Sans hésitation. "J'ai fait ni une ni deux" : "Je n'ai pas réfléchi à deux fois".

Papier collant :     Adhésif [Je me souviens maintenant qu'on ne disait pas, enfants, du "scotch" mais bien du "papier collant" !]

Pétant (ou Pêtant) :     Mot dont l'accent aigu en français devient circonflexe en belge. Adjectif météorologique : il fait pêtant de chaud" : il fait atrocement chaud. Aussi temporel : "Je serai chez toi à 10 heures pêtantes" : 10 heures précises. [C'est plutôt la seconde acception pour le parler lyonnais]

Place :     Emploi, job. Avoir une bonne place : avoir un emploi sûr, sérieux, rémunérateur.

Rester :     Habiter, vivre. "Ou's'que tu restes ?- A Couillet."

Rognons :     Rein. Le terme est utilisé pour ceux qu'on mange, pas pour l'organe vivant.

Saligot :     Sale, sans gêne, qui mange salement (...) Parfois sexuel. [Ma grand-mère traitait le coq du poulailler de "saligot", voir article "Ma mémée des Razes"]

Six-quatre-deux :     Fait n'importe comment. "Un plan à la six-quatre-deux" : un plan incohérent, qui a été fait à la va-vite, sans préparation ni réflexion. Se dit aussi d'un objet mal conçu, ou trop bon marché pour être solide.

Tantôt :    Contrairement au français où il ne pointe que vers un passé récent, "tantôt" en Belgique, peut aussi pointer vers un futur proche. "A tantôt" : à tout à l'heure, on se voit plus tard.

Tirette :     Fermeture Eclair, fermeture à glissière

Zieuter :     Regarder, observer, surveiller.

Langage

J'ai ainsi choisi dans le livre de Philippe Genion la plupart des mots et expressions qui m'ont rappelé le parler lyonnais (pour chaque référence, j'ai donné souvent un extrait de la définition proposée par l'auteur).

Si vous êtes intéressé-e par le parler lyonnais, voyez dans ce blog les articles consacrés à ce thème.

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Réclames lyonnaises

Publié le par Oxymore

Aujourd'hui, une page de pub(s) !

Nous avons quelques "réclames" de Lyon à (re)visiter, publicités du XXe siècle (et aussi des dernières années du siècle précédent), et je ne résiste pas au plaisir de vous les montrer  (source : blog internet "Le temps des réclames")

1887

1887

Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
La bière Georges existe toujours, la mythique brasserie Georges, qui remonte à 1836, se trouve toujours cours de Verdun à Lyon

La bière Georges existe toujours, la mythique brasserie Georges, qui remonte à 1836, se trouve toujours cours de Verdun à Lyon

Réclames lyonnaises
1937

1937

Réclames lyonnaises
Réclames lyonnaises
Affiche pour la Foire de Lyon 1964, par Celestino Piatti

Affiche pour la Foire de Lyon 1964, par Celestino Piatti

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"Feyzin la belle"

Publié le par Oxymore

Le titre de cet article m'est inspiré par C. L. qui m'envoie toujours des scans de ses trouvailles lorsqu'il chine le week-end.

Je vais vous faire partager tout cela.

Datation :

"Feyzin la belle"

J'ai publié dans l'article précédent la photo de cette gravure du "Collège de Feyzin" (découverte de C.L.) avec l'indication "non datée". C'était sans compter sur Dominique Bailly qui, en archéologue-historien, a mené sa petite enquête.

Voici ce qu'il m'écrit :

" J'ai joué à Sherlock Holmes et grâce aux divers indices figurant sur la gravure du vieux collège, on peut déduire une fourchette de datation relativement précise.

Premier indice : vue du collège de Feyzin. Ce collège a été en activité de 1827 à 1847. Il a été établi par M. Reynaud, professeur de mathématiques au collège d'Annonay qui avait acquis le château en novembre 1825. D'où l'appellation maison Reynaud sur le cadastre napoléonien de mai 1831.

Deuxième indice : V. de Matharel. Ce personnage vécut de 1821 à 1888. Il publia plusieurs gravures représentant des châteaux auvergnats chez Palley, lithographe à Lyon en 1837. En 1839, il entame une carrière dans l'administration. Puis, après un séjour en Algérie, il publie une série de gravures des provinces d'Alger, Constantine et Oran en 1841, à Paris cette fois.

Troisième indice : Palley, lithographe à Lyon. Cet artisan exerça de 1823 à 1842.

Fourchette maxi :  1827 (création du collège), 1842 (fin d'activité de Palley). On peut raisonnablement l'affiner car V. de Matharel publia chez Palley en 1837 (il avait 16 ans !) et était déjà monté sur Paris courant 1839. On peut donc déduire de tous ces indices que la gravure du collège a pu être exécutée vers 1835-1839. Mais aussi émettre l'hypothèse que Matharel, originaire de l'Allier, a été un des élèves du collège de Feyzin. Ce qui pourrait expliquer sa présence à Feyzin dans les années 1830."

Précieuses indications!

Superbes clichés (trouvés par C.L.) :

"Feyzin la belle"
"Feyzin la belle"
"Feyzin la belle"

1ère photo :      Nous sommes bien à Feyzin (on aperçoit en arrière plan l'église), à la gare ; de qui s'agit-il et quand? Sans doute d'un chef de gare qui a pris la pose, et certainement vers 1900 (on retrouve le même uniforme ici :

 https://mymontreux.ch/montreux-en-images/de-tout-et-de-rien/uniforme-de-chef-de-gare-en-1900-2/)

2ème photo : la boucherie, aux Razes? C'est la question de C.L., qui donne cette précision : "J'ai une adresse au dos d'une carte : Melles Eet J FAVRICHON, BOUCHER"

3ème photo : bien sûr, la terrasse de l'hôtel Perret, au bout de la rue des Razes ; mais qui sont ces buveurs, en particulier ces militaires?

J'insiste encore sur l'intérêt de garder (et de retrouver) les vieilles photos et cartes postales, témoins directs d'une époque révolue.

"Feyzin la belle", celle d'autrefois, celle d'avant...

😋

Enfin, je vous donne le lien que m'a transmis Dominique: 

https://www.leprogres.fr/rhone/2016/09/19/devoir-de-memoire-et-citoyennete-organise-par-feyzin-europe  (article du journal Le Progrès dans lequel on retrouve les derniers vestiges des quartiers d'en bas)

Merci toujours à C.L. et Dominique Bailly pour leurs contributions à ce blog

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J'ai retrouvé la gravière !

Publié le par Oxymore

Me revoilà ! Plus d'articles depuis juin dernier...

Sans chercher à me justifier, je dois dire que je n'ai pas eu internet pendant plus d'un mois (merci Orange...). Et puis j'ai réfléchi à propos de ce blog, j'ai consulté un peu de documentation. Vous avez compris, j'ai l'intention de restructurer mon blog.

J'avais entrepris cela l'année dernière, à la faveur du confinement (le premier) ; j'avais commencé à remettre les vidéos qui avaient disparu, j'avais "toiletté" les premiers articles, avec une apparence plus adaptée.  Et aussi des références plus explicites et directes à certaines pages du blog. Mais tout ça n'est pas fini, et il faut que je reprenne tout au plus tôt. Pour votre plus grand plaisir! 

Et puis il faut que je change de formule avec Overblog, que je passe aussi au https, enfin bien de choses à faire encore.

Joseph C. Payro - Trois membres de la famille Payro "photographiés" par leur chat Wakefield, Massachsetts, novembre 1909 (web)

Joseph C. Payro - Trois membres de la famille Payro "photographiés" par leur chat Wakefield, Massachsetts, novembre 1909 (web)

Alors, oui, j'ai retrouvé la gravière !

J'ai retrouvé la gravière !
J'ai retrouvé la gravière !
J'ai retrouvé la gravière !
J'ai retrouvé la gravière !

Bon, j'explique. Ces photos ne montrent pas la fameuse gravière de Feyzin d'avant la raffinerie.

Il s'agit d'un site réunionnais, l'Etang Saint-Paul, dans l'Ouest. J'aime marcher sur ces lieux de la Forêt Domaniale de Saint-Paul, lorsque le soleil descend.

J'ai retrouvé la gravière !

Ce site exceptionnel est une Réserve Naturelle Nationale, où de nombreux  marcheurs, joggeurs, cyclistes aussi, viennent se dépenser et respirer l'air de la forêt, auquel s'ajoutent les embruns de l'océan. Sur la photo qui suit, on aperçoit la côte de la baie de Saint-Paul.

J'ai retrouvé la gravière !

La première fois que je suis venu ici pour marcher, j'ai immédiatement "revu" la belle gravière de mon enfance. Pour ceux qui l'ont connue, avouez qu'il y a belle ressemblance...

Pour en savoir plus sur l'Etang Saint-Paul, vous pouvez consulter ce site : 

https://www.reserves-naturelles.org/etang-de-saint-paul 

Extrait : 

Situé à proximité de l’océan sur la côte ouest de l’île de la Réunion, l’étang de Saint-Paul constitue une zone humide unique, la plus vaste et la mieux préservée de l’île et de l’archipel des Mascareignes. Il s’agit d’un site majeur présentant un intérêt exceptionnel sur les plans faunistiques et floristiques, nécessaire au maintien d’équilibres biologiques originaux.

L’Etang Saint-Paul est une ancienne lagune née de l’apport de sables, graviers et galets provenant de la Rivière des Galets (issus des coulées de boues géantes de Mafate) qui ont comblé l’ancienne baie de Saint-Paul par l’action des courants maritimes.

J'ai retrouvé la gravière !

Revenons à Feyzin même.

C. L. m'envoie toujours de sympathiques messages, et il me fait part aussi de ses nouvelles découvertes. En voici une belle, toute récente :

J'ai retrouvé la gravière !

Cette magnifique gravure non datée représente le "Collège" de Feyzin, dit aussi le Domaine de Hurlevent. J'ai déjà évoqué dans ce blog cette bâtisse (dès que possible, j'essaierai de faire des renvois directs aux pages citées).

Encore merci à C. !

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(Petit) éloge de la photographie

Publié le par Oxymore

(Petit) éloge de la photographie

Dans ce blog que vous êtes en train de lire, j’ai essayé de beaucoup utiliser de photos pour illustrer mes propos, du moins autant que je pouvais disposer de documents originaux. J’aime beaucoup la photographie, merveilleuse invention, de Nicéphore Niépce, faut-il le rappeler. Et puis c’est grâce à la photographie que le cinéma a pu voir le jour, ce fameux cinématographe des Frères Lumière (originaires de Lyon, faut-il aussi le rappeler).

Nicéphore Niépce prend la toute première photo de l'Histoire en 1826, depuis sa fenêtre

Nicéphore Niépce prend la toute première photo de l'Histoire en 1826, depuis sa fenêtre

Avant la photo, on peignait les grands personnages de l’histoire de l’humanité. Puis on les a photographiés, et le monde découvrait leur fidèle image.

Albert Einstein en 1951, par Arthur Sase (photo originale vendue 125 000 dollars!)

Albert Einstein en 1951, par Arthur Sase (photo originale vendue 125 000 dollars!)

Ainsi l’histoire de la photo est émaillée de très nombreux portraits d’hommes politiques, d’écrivains, d’artistes peintres, acteurs ou chanteurs, de scientifiques, de sportifs, etc. Mais aussi de tant d’anonymes que tant de photographes ont immortalisés sur le papier photo (et aussi, de nos jours, en numérique).

Robert Doisneau, le baiser de l'Hôtel de Ville, 1950

Robert Doisneau, le baiser de l'Hôtel de Ville, 1950

Sans la photo, que serait notre univers ? Et à propos d’univers, les hommes parviennent maintenant à photographier les confins de notre galaxie.

Nébuleuse Hélix (NASA)

Nébuleuse Hélix (NASA)

Oui, belle invention… La photo est un art qui nous permet de voyager dans l’espace et dans le temps. Sans les photographes, nous ne pourrions VOIR le monde tel qu’il est, en tout cas celui qui nous est temporairement ou définitivement inaccessible. La photo fixe à jamais les contours d’une ville qui s’est transformée au cours du temps. Le meilleur exemple que j’ai donné ici pour Feyzin, la ville qui nous concerne, est la disparition définitive du paysage occupé aujourd’hui par la raffinerie : végétation somptueuse, lônes, gravière… Les jeunes générations feyzinoises ne peuvent imaginer que ces lieux où se trouve l’actuelle raffinerie puissent avoir été si beaux et pleins de charme. Le romantisme sous-jacent de ceux qui les ont décrits ou racontés (comme Georges Saunier ou Robert Sublet) a marqué nos mémoires.

Le bac à traille sur le Rhône, à Feyzin (photo Combier)

Le bac à traille sur le Rhône, à Feyzin (photo Combier)

Mais heureusement il y a la photo ! Robert Sublet, qui arpentait ces lieux disparus, n’était pas seulement chasseur, il était aussi photographe, et il fut bien avisé de prendre là tant de clichés. Malheureusement, nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus, nous n’avons que quelques photos publiées dans un bulletin municipal dans les années 1970.

Les lônes et l'Allée des Platanes à Feyzin, photos de Robert Sublet
Les lônes et l'Allée des Platanes à Feyzin, photos de Robert Sublet

Les lônes et l'Allée des Platanes à Feyzin, photos de Robert Sublet

La photo, en quelque sorte, écrit l’histoire. Voyez les actuels Etats-Unis,  ce grand pays moderne et puissant. Mais aujourd’hui, on oublie que ceux qui ont peuplé ces terres étaient un peuple né là, qui a vécu là et qui est mort là, on l’a même un peu aidé à disparaître. Les belles photos de Edward S. Curtis (1868-1952) témoignent heureusement de ce qui a été, dans la seconde moitié du XIXe siècle (« The Vanishing Race », la race qui a disparu, est l’un de ses recueils de photos d’Indiens). « Quand le dernier homme rouge aura péri, et que le souvenir de ma tribu sera devenu un mythe parmi les hommes blancs, ces rivages s’animeront des morts invisibles de ma tribu » (Chef Seattle, indien dwamish, 1855, Paroles indiennes, Albin Michel, 1993).

Deux photos de Edward S. Curtis
Deux photos de Edward S. Curtis

Deux photos de Edward S. Curtis

Et puis, à une bien plus petite échelle, voyez comme nous aimons revoir nos photos de famille et nos souvenirs de moments en général heureux. Ah oui, tu te rappelles ? Et celle-là ? Et puis on retourne la photo, mince, on n’a pas mis la date… Et là, tu as vu ces pantalons pat’ d’eph ?...

 

 

(Petit) éloge de la photographie

La photographie nous offre de grands moments, de beaux (ou de mauvais) souvenirs, et elle nous amène parfois à la réflexion sur nous-mêmes, et sur le monde.

Usons et abusons de la photographie.

(auteur anonyme)

(auteur anonyme)

La photographie est une histoire d'amour avec la vie

La photographie est une histoire d'amour avec la vie

A La Réunion, l'écrivain Jean-Claude Alex expose ses ouvrages sur les marchés forains et brocantes ; il affiche ceci :

Jean-Claude Alex est auteur d'ouvrages sur La Réunion "lontan" (= d'autrefois)Jean-Claude Alex est auteur d'ouvrages sur La Réunion "lontan" (= d'autrefois)

Jean-Claude Alex est auteur d'ouvrages sur La Réunion "lontan" (= d'autrefois)

Et puis, pas éloigné de notre propos, voici une récente découverte de C.L., infatigable chineur sur les objets du passé de Feyzin,  le recto et verso d'une photo sur une carte postale (comme il s'en faisait à l'époque), datée de 1915 (Fort de Feyzin)

(Petit) éloge de la photographie
(Petit) éloge de la photographie

Une autre découverte de C., cette lettre d'un officier au maire de Feyzin, en 1910, à propos du suicide d'un soldat sur les bords du Rhône :

(Petit) éloge de la photographie
(Petit) éloge de la photographie

Enfin, si vous avez besoin d'une attestation pour vous déplacer...

En 1805, sur l'Empire français

En 1805, sur l'Empire français

Documents utilisés : envois de C.L., bulletin municipal de Feyzin et web

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